Comment choisir sa microstation ?

Les points à regarder avant l'achat d'une microstation

Nos conseils pour bien sélectionner votre microstation.

 

Le coût total de votre microstation 

Le prix d’achat et le coût de la pose :
Il faut raisonner le prix du chantier en « chantier terminé ». Pour cela, il faut choisir une microstation facile à déplacer sur le chantier (volume, poids), facile à installer en conditions de nappe phréatique ou nappe perchée, facile à connecter en hydraulique et électrique.

Le coût final n’en sera que diminué.


Ventilation secondaire sur le toit de l’habitation :
Indépendamment des odeurs dégagées, c’est un surcoût qu’il faut ajouter à la pollution visuelle. Dans le cas d’une maison neuve avec normes BBC, il n’est plus possible d’installer le tuyau de ventilation entre le mur et la cloison de plâtre. Ceci pour éviter les ponts thermiques. Il faut donc la fixer sur le mur extérieur, ou la loger à l’intérieur de l’habitation. Dans le cas d’un chantier de rénovation, le problème devient le même. Dans tous les cas, il y a gêne visuelle et surcoût.


La consommation électrique :
Elle varie du simple au triple selon le modèle choisi. Comptez de  23 à 97€ /an pour une station de 5 Eh.


La durée de vie du matériau :
Les microstations à base de résine de polyester ou de Polyester sont quasiment imputrescibles. Leur durée de vie est garantie. Dans le cas de matériel en béton, il est bon de demander du béton protégé par une couche de peinture « Epoxy ». De plus il faudra assurer la qualité de la ventilation installé sur le toit de l’habitation. La longévité sera meilleure.


Le rythme des vidanges :
Il est préférable de choisir un modèle capable de très bien fonctionner avec un niveau de boues élevé.


L’entretien de la microstation, son SAV :

Choisir un modèle très simple en entretien. Certains modèles ont été conçus pour que l’utilisateur puisse faire son entretien lui-même. Dans le cas d’un entretien simple à effectuer, si l’utilisateur ne souhaite pas faire son entretien lui-même, le fait que les interventions soient simples à effectuer permettra un coût intéressant. Lire notre article sur l'entretien des microstations.


Le contrat d’entretien :
Dans le cas du choix du contrat d’entretien, choisir un contrat « tout compris » avec pièces, main d’œuvre et déplacements. Comme ça, vous êtes tranquilles.

 

La sécurité de fonctionnement 

 

Odeurs et arrêté Spanc du 27 avril 2012 :
Une plainte de voisinage pour mauvaises odeurs peut désormais classer une installation d’ANC en « Non conforme ». Et ceci quel que soit son âge. Cette notion est donc à prendre au sérieux si vous avez des voisins, … et aussi pour votre confort.


Le bruit :
Les microstations sont généralement peu bruyantes. Attention cependant à certains modèles dont le compresseur entraine la coque en vibration. La résonnance peut être gênante, surtout la nuit.


Aspect visuel dans le terrain :
Choisir un matériel qui reste discret après travaux.


Zone inondable :
Certaines microstations ont été conçues pour être installées en zone inondables. Au moment de l’inondation, il est conseillé de les arrêter, mais sitôt la décrue, elles redémarrent facilement.


Zone de montagne :
Certaines microstations ont été conçues spécialement pour fonctionner en conditions de grand froid ou par une forte couche de neige. C'est un point à vérifier si vous construisez en environnement montagneux.

 

Préférez une pompe de recirculation à air lift :
Toutes les microstations fonctionnent selon le principe de la recirculation du clarificateur/décanteur vers le 1er bassin. Pour cela, il existe 2 systèmes.
L’air lift : Le système air lift aspire les boues en douceur, et pendant une longue période de la journée (parfois en continu 24h/24 sur certains modèles). Ce système fonctionne très bien si aucun petit objet (type tissu) ne vient boucher l’entrée du circuit. Sinon, comme dans ce cas il n’existe pas de système d’alarme, ce sont les mauvaises odeurs qui vous préviennent de la situation.
La pompe de recirculation : Elle aspire vigoureusement les boues décantées et les renvoie au 1er bassin. Elle le fait généralement 1 à 3 fois/heure selon les modèles. L’avantage est de ne pas subir les petits objets qui sont facilement évacués et ne risquent pas de boucher la canalisation. De plus, entre chaque recirculation, le clarificateur a réellement le temps de décanter. Ce qui permet une meilleure maîtrise des résultats.

L’Intermittence : Le ministère considère que seuls les systèmes à base de filtres sont compatibles avec une habitation utilisée par intermittence. Il reste à définir à partir de quand il y a intermittence. Cependant, l’expérience montre que les systèmes validés pour l’intermittence dégagent des mauvaises odeurs les premiers jours de leur réutilisation. Il n’existe donc pas de système parfait. 

 

La facilité de pose et d’entretien 

Emprise au sol :
L’emprise au sol est très différente entre les modèles. Si votre emplacement est étroit, c’est un point important à surveiller. La surface réellement occupée par les systèmes compacts varie de 3m2 à 20m2.


Ventilation sur le toit de l’habitation :
La majorité des modèles impose une ventilation secondaire sur le toit de l’habitation. Indépendamment de la gêne visuelle, elle génère un surcoût évitable. Il est donc conseillé de choisir un modèle agréé sans ventilation.


L’écart entre le fil d’eau d’entrée et le fil d’eau de sortie :
Choisir un modèle avec un faible écart entre le niveau du fil d’eau d’entrée et le niveau de sortie. De nombreux modèles existent avec 2 à 5 cm d’écart, ce qui est très bien. D’autres ont des écarts de 15 à 60cm. La conséquence est que souvent il faudra une pompe de relevage en sortie. Ce sont des modèles à éviter.


En cas de surdosage en bactéricide :
Une mauvaise manipulation d’eau de Javel ou autre antibactérien peut arriver. Certains modèles ont du mal à s’en remettre. Les modèles en « aération dynamique » se refont beaucoup mieux et beaucoup plus rapidement.


Logement possible du compresseur et du tableau électrique dans le couvercle :
Le compresseur d’air et le tableau électrique peuvent être dans le couvercle de la microstation, ou dans le garage. Certains modèles proposent les 2 possibilités. L’avantage du matériel dans le couvercle, est que pour l’entretien, tout est « sous la main ».


Sortie haute fortement conseillée :
Attention aux installations avec sortie du rejet traité en partie basse. C’est le cas des systèmes avec fosse toutes eaux +filtre. Ces systèmes nécessitent très souvent une pompe de relevage en sortie. Le problème est que, en cas de panne de la pompe, l’eau monte dans le filtre, écrase les éléments (laine de roche, fibre de coco, …) ce qui compromet la qualité du traitement. A chaque fois, il faudrait ressortir (ou changer) le support pour le remettre en état de fonctionnement.


Accès aux différentes pièces mécaniques ou électriques :
Toutes les pièces mécaniques ou électriques doivent être faciles à démonter et remonter.


Regard de prélèvement intégré :
Pour la prise d’échantillon par un organisme de contrôle, le regard de prélèvement peut être installé à l’intérieur de la microstation. Ceci évite les surcoûts d’un regard extérieur à poser au moment de l’installation.

 

Le made in France

Parmi les fabricants agréés en microstations, beaucoup sont des structures étrangères, notamment parmi les fabricants les plus connus.

Cependant, il existe du 100% Français (conçu, fabriqué, transporté et installé par des Français). Notre microstation NG6 en fait partie.

 

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